Le retour à la fertilité en post-partum : la symptothermie peut-elle aider ?
- il y a 2 jours
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Nous parlons souvent des signes d’observation pour éviter une grossesse ou pour espacer les naissances, mais plus rarement du retour à la fertilité après un accouchement.
Que se passe-t-il dans le corps de la femme après l’accouchement ?
Comme nous l’avons déjà vu, les principales hormones du cycle féminin sont les œstrogènes, qui conduisent à l’ovulation, et la progestérone, qui permet l’implantation du bébé dans l’endomètre et favorise son maintien et son développement.
Pendant la grossesse, les taux de progestérone et d’œstrogènes augmentent progressivement jusqu’à l’accouchement. Après la naissance, ces hormones chutent brutalement pour laisser place à la prolactine, hormone responsable de la montée de lait et de sa production en cas d’allaitement.
Que signifie le retour à la fertilité ?
Après l’accouchement, la femme présente des saignements appelés lochies. Elles évoluent sur plusieurs semaines — parfois jusqu’à 8 semaines post-partum — en diminuant progressivement.
Ces saignements ne sont évidemment pas des règles. Ils permettent à l’utérus de se nettoyer, de cicatriser et de retrouver sa taille normale. Les lochies sont composées de sang, de mucus, de tissus utérins et de résidus placentaires.
Le retour à la fertilité dépend ensuite de plusieurs facteurs, notamment de l’allaitement et de la physiologie propre à chaque femme.
En cas d’allaitement, le retour de couches (premières règles ou premiers saignements après la naissance) peut survenir après plusieurs semaines, plusieurs mois, voire parfois plus d’une année. En effet, la prolactine exerce un effet perturbateur, parfois même inhibiteur sur l’ovulation.
À l’inverse, une femme qui n’allaite pas peut retrouver sa fertilité rapidement après la naissance. Le retour de couches peut apparaître dès 3 à 4 semaines post-partum.
La symptothermie peut-elle aider pendant le post-partum ?
Même si la période du post-partum, de l’accouchement jusqu’au retour des cycles, peut-être plus complexe pour les couples, la connaissance de son corps grâce à la symptothermie peut aider la femme à reconnaître les signes de fertilité.
Elle saura quand reprendre l’observation de la glaire cervicale, selon qu'elle allaite ou non, ainsi que la prise de température.
Bien sûr, un accompagnement par une conseillère formée peut être particulièrement précieux durant cette période plus délicate, afin de soutenir le couple et de l’aider à vivre cette transition avec davantage de sérénité.




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