À quel âge un enfant peut-il commencer à transpirer et comment accompagner cela ?
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La transpiration est un signe naturel du fonctionnement du corps. Chez l’enfant, elle existe dès la naissance pour réguler la température, mais les odeurs corporelles liées à la transpiration apparaissent plus tard, avec l’arrivée de la puberté. Pour les garçons comme pour les filles, ce changement peut être déstabilisant ou source de gêne, surtout dans les relations avec les autres.

Quand cela commence-t-il ?
Avant 8-9 ans, un enfant peut transpirer (en jouant, en courant), mais cela ne sent presque rien, car ses glandes sudoripares ne sont pas encore activées par les hormones.
Entre 9 et 12 ans, avec les premiers réveils hormonaux, les glandes sous les bras et dans la zone intime commencent à produire une sueur différente, qui peut dégager une odeur.
Vers 12-14 ans, cela devient plus marqué : odeurs corporelles, transpiration plus abondante, surtout en période d’émotions fortes ou de stress.
Là encore, tout le monde ne vit pas cela au même âge. Certains adolescents transpirent avec odeur dès 10 ans, d'autres seulement vers 13-14 ans. Le rôle éducatif est de rassurer et de guider, pas de juger.
Comment accompagner cela avec bienveillance ?
Avec une approche fondée sur le respect du corps, la dignité et la joie d’apprendre à en prendre soin :
Parler du corps comme d’un compagnon à apprivoiser
Expliquer simplement : « Si tu transpires plus maintenant, c’est parce que ton corps grandit. Ce n’est pas sale, c’est un signe de vie. »
Introduire doucement les gestes d’hygiène
Se laver sous les bras chaque jour.
Changer de t-shirt régulièrement.
Utiliser, si nécessaire, un déodorant adapté aux jeunes, sans agressivité ni obsession.
Éviter la honte
Ce sujet ne doit jamais devenir une moquerie. Au contraire, on peut en parler avec humour délicat, pour libérer la parole : « Eh oui, ça y est, ton corps commence à parler un peu plus fort ! »
Encourager la responsabilité
Prendre soin de son corps devient une première étape vers l’autonomie et la dignité intérieure : je ne le fais pas « pour les autres », mais parce que mon corps mérite le soin.




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